L'histoire du POPO Carnaval
 
Le Popo carnaval de Bonoua est un festival culturel célébré chaque année. Il tire ses origines dans les modifications que les jeunes Abouré de Bonoua, ville située au Sud-Est de la Côte d’Ivoire, ont apportées à la fête annuelle des ignames. Ainsi, en 1946, ils innovèrent en organisant le « Popo » qui signifie « masque » en langue Abouré. Plus tard, ces jeunes qui initièrent le « Popo » devenus des adultes, baptisèrent cette fois-ci la fête annuelle des ignames du nom de « Popo Carnaval », en y introduisant l’aspect moderne du carnaval sous la forme d’un défilé de toutes les forces vives de la région.
 
 
Êbè et Awoulaba: Les symboles de la beauté masculine et féminine en terroir Abouré
Au cœur du Popo carnaval, figurent deux évènements majeurs qui, au fil des éditions battent les meilleurs records de participation et d’entrée. Il s’agit du spectacle de l’élection du plus bel homme (Êbè) et de la plus belle femme (Awoulaba) au sens africain du terme.
La célébration du beau en terroir Abouré au cours de ces soirées, draine toujours du monde. L’ Awoulaba est devenue l’icône du Popo carnaval au plan culturel. Chaque édition du Popo a eu sa reine de la beauté africaine.
Dépositaire, le temps de son mandat, des caractéristiques de la belle femme africaine. Femme potelée, au cou strié ou annelé, à la dentition régulière et blanche, l’Awoulaba, en dépit des nombreuses maternités doit avoir conservé une poitrine ferme et une assise fessière généreuse mais point démesurée.
Autant d’éléments que les membres du jury du concours se font forts chaque année, d’en déceler le maximum chez les nombreuses candidates. Réplique masculine de l’Awoulaba, l’Ebè répond au portrait de l’homme bien proportionné et équilibré. Bel athlète à la poitrine velue, aux muscles fermes, au visage ouvert par un front dégagé.
Tout en lui devrait traduire la proportionalité.Comme pour réaliser le couple idéal, l’Awoulaba et l’Ebè sont solennellement présentés aux festivaliers le jour du grand défilé de clôture. Au delà de la célébration de la beauté au féminin et au masculin, s’offrent aux visiteurs de nombreuses autres curiosités non moins attrayantes. 
La panoplie va des sites naturels aux activités socio artistiques en faisant un clin d’œil aux pratiques culturelles qui foisonnent dans cet univers. Une civilisation de la société Abouré Ehivè qui repose sur le socle à trois piliers que sont : l’institution royale, la famille clanique et les classes d’âge. Le rôle du souverain, l’organisation de la cour royale, le fonctionnement du tribunal coutumier. Voici autant de curiosités et d’écoles du savoir traditionnel à découvrir.
 

La petite Histoire du Popo
Manifestation culturelle célébrée chaque année, le « Popo Carnaval » tire ses origines dans les modifications que les jeunes abouré de Bonoua apportèrent à la fête annuelle des ignames.
Ainsi, en 1946, ils innovèrent en organisant le « Popo » (qui signifie « masque » en langue abouré). Beaucoup plus tard, devenus des adultes, ils baptisèrent cette fois-ci la fête du nom de « Popo Carnaval », en y introduisant l'aspect moderne (carnaval) sous la forme d'un défilé de chars.
 
Dans cette société viscéralement attachée à la tradition, être sans clan est tout aussi inconcevable que vivre en dehors des classes d’âge. Ces trois piliers continuent de structurer et de modeler la vie sociale en pays Abouré.Le carnaval prend fin un samedi. C’est l’avant dernière date du calendrier du carnaval. L'après-midi commence par des défilés de majorettes, de chars magnifiquement décorés et de danses folkloriques sur la grande place dite place du « POPO ». Après le défilé et cela toute la nuit du samedi, le village « POPO » est transformé en un « maquis géant ». C’est le moment de rencontre des festivaliers et de promotion des maquis et espaces de divertissement de la ville. La fête est encore plus belle à ce stade et elle dure toute la nuit.
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