Cantona en remet une couche

Une semaine après avoir lancé la polémique en taxant Didier Deschamps de racisme après la non-sélection de Karim Benzema et Hatem Ben Arfa, Eric Cantona s’en est cette fois pris à la FFF. Non sans envoyer une nouvelle pique au sélectionneur tricolore.

Habitué aux polémiques, Eric Cantona n’entend pas calmer le jeu. Moins d’une semaine après avoir laissé entendre dans le Guardian que Hatem Ben Arfa et Karim Benzema n’avaient pas été retenus pour l’Euro 2016 en raison de leurs origines, ajoutant que "Deschamps, il a un nom très français ; il est peut-être le seul en France à avoir un nom vraiment français", l’ancien Marseillais ne compte pas édulcorer son propos malgré la controverse.

Aussi, au lendemain des déclarations de la même veine tenues dans Marca par Karim Benzema, des déclarations qu’il estime courageuses car il est toujours en activité et sélectionnable chez les Bleus, "Canto" est revenu à la charge dans une interview à Libération. "Je trouve la non-sélection de Benzema injuste, ce qui m’incite à me poser des questions", a-t-il ainsi affirmé avant de s’en prendre à la fédération française, qui avait qualifié ses propos de "stupides".

Un nouveau tacle à Deschamps

"Ils se sont servis de moi pour effacer l’ardoise et cette ardoise, c’est l’affaire des quotas, a-t-il en effet déclaré. Ça leur permet d’éloigner ce souvenir dans l’esprit des gens. Des joueurs d’origine maghrébine, il y en a, là on parle terrain, c’est le plus souvent objectif. En dehors, en revanche, c’est subjectif: les dirigeants d’origine maghrébine ou d’Afrique noire, ils sont où ? Et les entraîneurs de Ligue 1 d’origine maghrébine ? Alors que ce sont eux qui forment les gamins ! Ils sont assez forts et compétents pour s’occuper des jeunes joueurs, et ils ne le sont plus quand ces mêmes joueurs passent professionnels ?"

L’ancien Mancunien n’oublie pas pour autant d’envoyer quelques mots à l’adresse de Didier Deschamps, son ancien partenaire chez les Bleus. "Il paraît qu’il va m’attaquer en justice. C’est bien la première fois qu’il passera d’une position défensive à une position offensive, il verra si c’est si facile…", a-t-il lancé, ajoutant"Avec son agent et son avocat, ils ne seront pas trop de trois pour réfléchir et distinguer ce qui relève de la diffamation du fait de mettre le problème sur la place publique." La polémique n’est pas près de s’éteindre.

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